Alors la poésie de cette vidéo ? 

 

Si la vidéo qui accompagne cet article est un poil provocatrice, c’est pour mieux mettre en lumière une vérité essentielle : la précipitation et la pression peuvent mener à des conséquences graves, tant sur le plan psychologique que physique. Les risques psychosociaux (RPS) et les accidents du travail sont souvent étroitement liés.

Et il existe également un lien étroit entre des organisations mal adaptées ou à une culture d’entreprise qui valorise la performance au détriment du bien-être, et les RPS et les accidents du travail. Cet article explore ces risques et propose des pistes pour une meilleure organisation afin de les prévenir.

 

 

 

 

Les risques psychosociaux : une menace invisible pas si invisible

Les Risques Psychosociaux, sont considérés comme des menaces invisibles. Pourtant les effets sont parfaitement visibles : le stress, violence interne (ex : conflits entre collègues) et externe (ex : violence des usagers ou des clients), épuisement professionnel (burn-out), les retards dans les commandes, une baisse d’attractivité de vos produits et de l’entreprise, … et j’en passe.

Selon un rapport célèbre pour nous les préventeurs, celui que nous surnommons le rapport Gollac (en réalité il y avait deux rédacteurs : Michel Gollac et Marceline Bodier et son titre est « Mesurer les facteurs psycho-sociaux de risque au travail pour les maitriser »), il y a 6 grandes familles de facteurs de risques :

  • L’intensité du travail et le temps de travail : Une charge de travail excessive ou des horaires inadaptés peuvent engendrer du stress chronique.
  • Les exigences émotionnelles : Les situations où les employés doivent gérer des émotions intenses, comme dans le contact avec des clients difficiles.
  • Le manque d’autonomie : Une faible marge de manœuvre dans l’exécution des tâches peut créer un sentiment d’impuissance.
  • Les rapports sociaux au travail : Les conflits ou le manque de soutien de la part des collègues ou de la hiérarchie.
  • Les conflits de valeurs : Lorsque les employés doivent agir contre leurs principes ou leurs valeurs professionnelles.
  • L’insécurité de la situation de travail : La précarité ou l’incertitude sur l’avenir de l’emploi.

Ces RPS ont des répercussions directes sur la santé mentale, mais aussi sur la sécurité physique, car un employé stressé ou fatigué est moins vigilant.

Le lien étroit entre les risques psycho sociaux et les accidents du travail 

Là encore, notre vidéo quelque peu provocatrice illustre cette problématique avec humour. Vaux mieux être en retard que de … … (hum… restons polis). Et surtout déclinons :
Vaux mieux être en retard que :

  • De planter sa voiture dans le décor parce qu’on a été trop rapide au détour d’une interaction ou d’un virage, parce que le client vous attend.
  • De tomber d’un toit parce qu’il fallait terminer le chantier malgré tout, malgré un équipement en panne ce jour-là, en négligeant les consignes de sécurité.
  • De continuer à travailler malgré la violence d’une altercation avec un client qui, parce que votre corps est en stress, va vous amener à une mauvaise manipulation d’une machine ou d’un couteau.

Le lien entre les Risques Psycho-sociaux et accident du travail est assez facile à établir instinctivement. Ce lien est mentionné dans plusieurs étudies de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) (cf bibliographie)

Revoir l’organisation du travail pour réduire les risques psycho-sociaux et les risques AT/MP

Pour réduire les risques psychosociaux et les AT/MP, cela se passe dans l’organisation du travail. 

Voici quelques recommandations concrètes :

  1. Identifier les risques organisationnels dans votre entreprise : Ce travail est obligatoire puisque les risques psychosociaux (RPS) doivent être intégrés dans votre Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) depuis la mise en place du décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001, avec une attention particulière portée aux RPS dans les recommandations des autorités françaises depuis les années 2010.
  2. Améliorer la planification : Une meilleure anticipation des pics d’activité et une répartition équitable des tâches réduisent la pression, un facteur clé des RPS.
  3. Former à la gestion du stress : Proposer des formations sur la gestion du temps et des émotions renforce la résilience des employés face aux risques psychosociaux (RPS).
  4.  Renforcer la culture de sécurité : Promouvoir le message « Vaux mieux être en retard plutôt qu’un accident » en valorisant les comportements prudents et en sanctionnant les prises de risques inutiles. 
  5. Investir dans l’ergonomie : Des postes de travail bien conçus réduisent la fatigue physique et mentale, limitant ainsi les erreurs liées aux risques psycho-sociaux.

Conclusion

Les risques psychosociaux (RPS) et les accidents du travail ne sont pas une fatalité. Utiliser une obligation réglementaire d’élaboration du DUERP, établir une réflexion sur l’organisation du travail et sa planification, promouvoir une culture de sécurité, sont la clefs de voute de leur traitement. Comme le rappelle cette vidéo sarcastique, prendre le temps de bien faire les choses est toujours préférable à la précipitation.

Pour aller plus loin et mettre en place des solutions adaptées à votre entreprise pour gérer les risques psychosociaux (RPS), vous pouvez nous contacter et prendre RDV pour un accompagnement personnalisé aux RPS grâce au lien dans la page d’acceuil. Profitez-en le premier RDV visio est gratuit !